Double sensualisation
Une voix.
Pas encore de mot.
Si peut-être,
Mais ne pas percevoir le sens des mots,
Juste une mélodie.
Un ton.
Une sonorité.
Un rythme.
Cette voix qui parle au coeur,
Qui parle à l'âme;
Mais aussi au corps;
Comme une musique.
Sensation, émotion
Frisson.
Une voix qui emporte ailleurs
Qui pénètre
Qui s'intériorise.
Et puis la voix porte des mots.
Des mots tendres,
Des mots-caresses,
Des mots en couleurs,
Des mots en ardeur,
Des mots brûlant de douceur,
Des mots pour les sens;
Double sensualisation.
Un Chemin
Un chemin
Cela ne sert à rien un chemin
S'il mène quelque part
Un chemin
Cela doit mener nulle part
De virage en vallées
De vallées en vallons
Le chemin s'invente
Le chemin se crée
Se détourne
Retourne
Vous êtes peut être arrivés
Mais le chemin continue
Il vous laisse là
Et serpente
Monte
Grimpe
Tourne
Vire
S' éloigne et se rapproche
Un chemin
Cela ne sert à rien un chemin
S'il ne mène pas à l'infini.
Nina Hagen
Décalée certes, et j'aime cela, mais plein d'émotion non ?
Le fil.
Un fil.
Imagine un fil.
Unique fragile,
A peine visible,
Invisible.
Nos caresses.
Douces, tendres.
Effleurement distant
Sans distance.
Le fil,
Au fil des caresses
Se tend, se détend
Se défragilise,
Assure
Prend de l' assurance.
Nos caresses
S'enlacent
S'harmonisent
S'épousent,
Et tissent
Au fil du temps
Au fil du désir
Et des soupirs,
Un cocon.
Cocon à peine visible
Invisible
Fil d'amour
Fil d'étreinte
Tiré, tissé
Doucement
Vers l'infini,
Vers le sublime
Vers le firmament extatique.
L'essence de ma vie.
Laver le vent ?
Quelle drôle d'idée
Je l'avais le vent
Dans le nez
L'année où tu es née
L'avé levant ?
C'est vrai que l'avé élève
Athée ou pas
Mais laver le vent
Ou l'avé levant
Cela a peu de sens
Et même de décence
Pas comme ta naissance
L'essence de ma vie.
Vouloir tes lèvres.
J'aime trop les mots pour les tordre
J'aime trop tes lèvres pour les mordre
Et que penser du désordre
Moi qui n'aime pas les ordres
Le moine est dans les ordres
Prière de ne pas déranger
Désordre mental
Ordre ornemental
Ne pas en démordre
Désir des ordres
Désir de désordre
Désirer sans ordres
Ire, des ires
Tordre les maux
Le désordre !
Le désir !
Ne pas en démordre
Vouloir tes lèvres.
Entre chien et loup.
Christine a fait de très beaux dessins et travaille encore sur ce thème "entre chien et loup". J'aime beaucoup cette expression et j'ai eu envie d'écrire sur ce sujet.
Une lumière
Pas vraiment soleil
Pas encore lune
Des gris clairs
Orangifiés par l'astre ensommeillé
Des blancs pâles
Sépulcralisés par un croissant timide
Monde imaginaire
Monde imagé
Vision troublée, troublante
Les sons cotons
Silence en mode mineur
Parfois une stridence
Moment des apparences trompeuses
Et des travestissements
Carnaval silencieux
En noir et blanc
En gris et gris
Pas vraiment jour
Pas vraiment nuit
Pas vraiement chien
Pas vraiment loup.
Délire de mer.
La terre n'est pas ronde
La terre est blonde
La mer n'est pas bleue
La mer est feu
Terre de feu
Mer ronde
Ou mer blonde ?
Amere, l'onde gronde
Vague à larmes
Se baigner dans l'eau blonde
Un bateau vogue vaguement
Si la terre était ronde
La mer serait surement bleue.
Jamais plus Jamais, Agnes Bihl Yves Jamait
Pour moi une émotion intense. J'ai mis deux versions je préfère le duo et grâce à Valérie j'ai trouvé une vidéo de mailleure qualité que la première que j'avais mise. J'aim plus que beaucoup !
Mes pas vers l'oubli
Si tu manquais de souffle
Je capturerais le vent pour toi
Si tu manquais de voix
J'attraperais tous les échos du monde
Si la vue te manquais
Je t'offrirais les mirages les plus lointains
Pour réchauffer ton corps
Je réinventerais le feu
Pour te redonner la parole
Je volerais les mots des bavardes
Mais si l'amour venait à te manquer
Je garderais pour moi mon désespoir
Et j'effacerais au fur et à mesure
Mes pas vers l'oubli.



